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The Report on the E3 in Atlanta

DAVID CAGE'S EDITORIAL


The Boss of Quantic Dream gives you a piece of his mind


The Report on the E3 in Atlanta


The Atlanta E3 is undoubtedly the best place to get an idea of the current state of the video game market. Everyone is there and trying to outdo each other to highlight their latest productions.
Present for the first time as an exhibitor with Omikron on the Eidos booth, I suggest you take a look backstage. by David Cage

The first thing that surprises someone coming for the first time to the E3 is the plethora of means that can be seen on the booths. Some are absolutely immense, and it is often by their size and eccentricity that the health of companies is judged. Because it should not be forgotten that while you go to the E3 to present what you are doing, you also go to see what the others are doing. So you have to show your neighbor that you have the means.
A first observation, the video game market is in good shape. To judge by the quantity of products presented and the size of the booths, there’s no cause for worry. The most impressive stands were of course those of the manufacturers, Sony and Nintendo in the first place, and Sega just behind. Compared to the war that the three big companies are waging, I had the feeling at the E3 that Playstation still had a significant edge. More products, more variety and more convincing from the quality angle. I had a slight feeling that Nintendo is still looking for its style, among certain titles heavily aimed at a young audience, debatable licenses (James Bond), and sports titles with little relief. The difference in quality between Playstation and the N64 was not always obvious. It is true that Nintendo is far from having said its last word. As for Sega, Saturn appeared well behind, Sega probably being more concerned with preparing the future (several alliances were being considered).
On the side of publishers, a significant drop in the number of companies present could be noted. The movement had already started last year, with a trend towards regrouping, the powerful companies buying up the small one to consolidate their position. The publishers who seemed to have made real progress this year had stands side by side. These were of course Eidos and Activision.
Eidos with Tomb Raider is this year’s big winner. With titles like Tomb Raider 2, Final Force, Death Trap Dungeon and other Flying Nightmares 2, the coming year should again be well filled (with Omikron, we indeed hope to contribute to this success).
As for Activision, Hexen 2 3DFX (looks nice), Quake 2 3DFX (looks nice too) and LBA 2, Adeline’s famous game, were to be noted.
With Dreamwork, Lost World-Jurassic Park 2 could be seen, in which the player can direct the dinosaurs. The Playstation version is very impressive. But will the game last out the course?
Virgin had a very odd attitude, with a stand closed to the public in a large green tent. A special pass was required to get in. If you do not dare show you products to the general public, I fail to see the point of coming to the E3. On the product side, I especially noticed Blade Runner whose video trailer was presented. The cinematic sequences are very impressive and particularly well produced. It’s still a mystery what the game is all about, since almost nothing was shown.
I would award a special mention to Konami with Metal Gear, Acclaim which presented two or three promising titles (including Extreme-G, a clone of Wipe out) and Bullfrog with Populous 3 (in real time 3D).
The general observation is that this year, in many respects, has seen the crowning of clones. Their sheer quantity is enough to impress. Impossible to count the number of clones of Doom, of Command & Conquer (at least one per publisher), of Soul Blade. The general reflection seems to have been : «This kind of game makes money ? Let’s do the same thing, no one will notice !» And indeed, it works.
Creativity loses out, and probably the market will tire of it in the end. The overall effort still appears to be to make the finest Doom look-alikes, with more sets, more weapons and more enemies, rather than seeking out fresh paths.
As for 3D cards, I mainly saw 3DFX’s. Even if the market is not yet up to the mark, we are really starting to see interesting titles.
But the E3 is also a huge party which starts when the exhibition closes its doors. Then you have the rush to know which party to go to, and who’s got invitations. These parties are generally reserved to professionals and are there to convey the company’s brand image. In this respect and quite objectively, the Eidos party was by far the most successful. There were easily two of three thousand people in one of the best hotels in Atlanta, celebrating until 6 in the morning. Unlimited cocktails and buffet, two very good musical bands on stage, and
everyone who is anyone in the game sphere. In short, the place you had to be. I was there J
The Sony party was also highly successful.
That’s my view on the Atlanta E3. For us the real test will be next year’s E3, where we shall see if Omikron has its chances of being the Tomb Raider of 1998. In the meantime, no more parties, girls and luxury hotels. Back to work.





Le Comte-rendu de l'E3 à Atlanta.



L'E3 d'Atlanta est sans doute le meilleur endroit pour se faire une idée de l'état actuel du marché du jeu vidéo. Tout le monde est là et rivalise de moyens pour mettre en évidence ses dernières productions. Présent pour la première fois en tant qu'exposant avec Omikron sur le stand Eidos, je vous propose de jeter un oeil sur l'envers du décor.
par David CAGE

La première chose qui étonne lorsqu'on vient pour la première fois à l'E3, c'est la débauche de moyens qu'on peut observer sur les stands. Certains sont véritablement immenses, et c'est souvent à leur superficie et à leur excentricité qu'on juge la santé des sociétés. Car il ne faut pas oublier que si on vient à l'E3 pour présenter ce qu'on fait, on vient aussi pour voir ce que font les autres. Il faut donc montrer au voisin qu'on a les moyens.
Première constatation, le marché du jeu vidéo se porte bien. A en juger par la quantité des produits présentés et la taille des stands, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Les stands les plus impressionnants étaient bien sûr ceux des constructeurs, Sony et Nintendo en premier lieu, et Sega un peu en retrait. Par rapport à la guerre que se livrent les trois grands, j'ai eu le sentiment à l'E3 que la Playstation avait encore un très fort ascendant. Plus de produits, plus variés et qualitativement souvent plus convaincants. J'ai un peu eu le sentiment que Nintendo cherchait encore son style, entre certains titres très orientés pour un jeune public, des licences discutables (James Bond), et des titres de sports sans grand relief. La différence de qualité entre la Playstation et la N64 ne sautait pas toujours aux yeux. Il est vrai que Nintendo est loin d 'avoir dit son dernier mot. Quant à Sega, la Saturn semblait très en retrait, Sega étant probablement plus occupé à préparer l'avenir (plusieurs alliances étaient envisagées).
Du côté des éditeurs, on notait véritablement une baisse du nombre de sociétés présentes. Le mouvement avait déjà été largement amorcé l'année dernière, avec une tendance au regroupement, les sociétés fortes rachetant les petites pour consolider leur position. Les éditeurs qui semblaient avoir véritablement progressé cette année avaient des stands côte à côte. Il s'agit bien sûr d'Eidos et de Activision.
Eidos, avec Tomb Raider, est le grand gagnant de l'année. Avec des titres commeTomb Raider 2, Final Force, Death Trap Dungeon et autres Flying Nightmares 2, l'année à venir devrait encore être bien remplie (avec Omikron, nous espèrons bien contribuer à ce succès).
Côté Activision, on remarquait Hexen 2 3DFX (très beau), Quake 2 3DFX (très beau aussi) et LBA 2, le célèbre jeu d'Adeline.
Chez Dreamworks, on pouvait voir Lost World-Jurassic Park 2, dans lequel le joueur peut diriger des dinausaures. La version Playstation est très impressionnante. Reste à vérifier la durée de vie du jeu.
Virgin a eu une attitude extrêmement étrange, avec un stand fermé au public sous une grande tente verte. Il fallait un pass spécial pour pouvoir y accéder. Si on n'ose pas montrer ses produits au grand public, je ne vois pas l'intérêt de venir à l'E3. Côté produit, j'ai surtout remarqué Blade Runner dont la bande-annonce vidéo était présentée. Les scènes cinématiques sont très impressionnantes et particulièrement bien réalisées. On se demande encore en quoi consiste le jeu, dont presque rien n'était montré.
J'attribuerais une mention spéciale à Konami avec Metal Gear, Acclaim qui présentait deux ou trois titres prometteurs (dont Extreme-G, un clone de Wipe Out) et Bullfrog avec Populous 3 (en 3D temps réel).
L'observation générale est que cette année a vu, à bien des égards, le couronnement des clones. Leur quantité a de quoi impressionner. Impossible de compter le nombre de clones de Doom, de Command & Conquer (au moins un par éditeur), de Soul Blade. La réflexion générale semble avoir été : "Tel type de jeu a fait de l'argent? Refaisons la même chose, les gens n'y verront que du feu!". En effet, ça marche.
La créativité y perd, et probablement le marché se lassera-t-il à terme. L'effort général semble encore d'être de faire de plus beaux Doom-like, avec plus de décors, plus d'armes et plus d'ennemis, plutôt que de chercher de nouvelles voies.
Côté cartes 3D, j'ai majoritairement vu des 3DFX. Même si le marché n'est pas encore à la hauteur, on commence vraiment à voir des titres intéressants.
Mais l'E3, c'est aussi une grande fête qui commence quand le salon ferme ses portes. C'est alors la ruée pour savoir à quelle party on va, et qui a des invitations. Ces fêtes sont généralement réservées aux professionnels, et sont là pour véhiculer l'image de marque de la société. A ce titre et en toute objectivité, la party d'Eidos était de loin la plus réussie. Il y avait facilement deux ou trois mille personnes dans un des meilleurs hôtels d'Atlanta, à faire la fête jusqu'à 4 heures du matin. Cocktails et buffet à volonté, deux groupes musicaux sur scène, et tous les gens qui comptent dans le domaine du jeu. Bref, l'endroit où il fallait être. La fête de Sony était aussi tout à fait réussie.
Voilà pour ma vision de l'E3 d'Atlanta. Le vrai rendez-vous sera pour nous l'E3 de l'année prochaine, ou on saura si Omikron a des chances d'être le Tomb Raider de 1998. En attendant, fini les fêtes, les filles et les hôtels de luxe. Il faut se remettre au travail.


Autor: David Cage
Source: Quantic Dream
language: English, French

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The Report on the E3 in Atlanta Monday, December 22, 1997
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